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Chanson pour une soirée de bienfaisance de l’UNESCO

Voici 11 ans que j’ai composé cette chanson pour une soirée de bienfaisance de l’UNESCO au bénéfice des enfants martyrisés. J’ai toujours espéré la voir un jour orchestrée. Grâce à André Pignat et sa grande sensibilité musicale, c’est chose faite. En ce jour de Noël, je la dédie à tous les enfants qui souffrent.

« Dire ou périr », le discours de Berlin

Mesdames, Messieurs,

Votre présence aujourd’hui dans cette salle est la preuve de votre courage et de votre indépendance d’esprit.

Car dès ce jour, on vous traitera d’extrémistes de droite, de fascistes, de réactionnaires, d’imbéciles et d’esprits obtus. Vous allez aussi probablement être fichés.

Et c’est exactement cela qui vous donne à mes yeux une si grande valeur : en effet, vous ne vous laissez prescrire par personne avec qui vous avez le droit de vous rencontrer et qui vous avez l’autorisation d’écouter.

Lorsque j’ai décidé récemment de me rendre à Cologne, toute la presse suisse – dégoulinante de sentiments politiquement corrects – a titré : « Freysinger va s’adresser à des extrémistes de droite ». Eh bien, si vous étiez d’extrême-droite, il vous faudrait quitter la partie gauche de la salle et vous masser tout à droite. Cela pourrait cependant s’avérer impossible, tant votre paralysie du côté gauche empêcherait probablement tout mouvement brusque à droite.

Chers amis, vous pouvez vous imaginer combien j’ai été abasourdi de lire que Jürgen Elsässer était un extrémiste de droite, lui qui vient de la social-démocratie ! Il y a là de quoi faire glousser les poules aux crêtes les plus rouges !

Mais il en est ainsi de nos jours : quelqu’un qui ne pense pas comme tous ceux qui n’ont pas le courage de réfléchir, est un Nazi. Et s’il est très jeune, c’est un néonazi.

Ma réaction fut immédiate. Dans la minute qui suivit j’avais commandé mon billet d’avion afin de m’en aller parler à ce lointain public allemand avide de démocratie et de liberté. C’était pour moi une question de principe.

Et lorsque la ville de Cologne a préféré s’en tenir à son eau de toilette et décidé de ne pas se laisser mettre au parfum de la réalité par la conférence du magazine Compact, qui a dû être déplacée à Berlin, j’ai de nouveau accepté avec enthousiasme.

Afin que personne ne puisse prétendre que Freysinger se soit laisser museler par les insultes et les menaces.

Cher public, vous avez devant vous un citoyen suisse qui répand un dangereux parfum de scandale.

Pourquoi un parfum de scandale ?

Parce que je dis ce que je pense et – pire encore – parce que j’ose penser ce que je dis.

C’est ainsi que je me suis trouvé récemment sur la Place Rouge à Moscou, où je me suis permis de dire à haute et intelligible voix devant les caméras de la télévision russe que je me sentais plus en sécurité et plus libre à Moscou qu’en Europe de l’Ouest.

Depuis longtemps, j’ose aussi proclamer que l’idéologie de gauche, même lorsqu’elle met de l’eau dans son vin, est d’essence profondément totalitaire.

Ailleurs, j’ai déclaré que les minarets étaient comparables aux petits drapeaux avec lesquels les officiers d’état-major marquent l’occupation d’un territoire sur leurs cartes.

Pire encore, mon bureau est décoré du drapeau militaire de l’Allemagne de Bismarck et dans ma bibliothèque se trouvent tous les livres qui ont bouleversé l’histoire du monde, du « Manifeste du parti communiste » aux « Tischgespräche » déjantés de Hitler, en passant par le petit livre vert de Khomeiny, les aphorismes d’Elena Ceausescu, les romans du marquis de Sade et la Sainte Bible. Suis-je par conséquent un communiste, un islamiste, un dépravé, un zélote religieux, un fasciste ou même tout cela ensemble, en une incompatible union ?

Bien sûr que non. Sinon, chaque propriétaire d’une bibliothèque personnelle faite d’autre chose que de livres factices se réduirait à n’être que le parangon de ce qu’il lit.

Et celui qui ne posséderait pas de bibliothèque du tout ne serait tout simplement pas.

Pour ma part, chers auditeurs, j’ose jouir de façon radicale de ma liberté intellectuelle.

Et celle-ci commence et finit avec la liberté d’opinion et de parole.

Il y a quelques mois, lorsque la présidente de l’AfD, Madame Frauke Petry, a été invitée par l’Action pour une Suisse indépendante à prononcer une allocution à Berne, l’hôtel National a résilié au dernier moment le contrat de location de la salle. L’argument invoqué était que la sécurité des participants ne pouvait pas être assurée par la police.

C’est pour la même raison que la conférence de Compact n’a pas trouvé de toit à Cologne et qu’elle a dû être déplacée à Berlin.

L’automne dernier à Essen, lorsque j’ai participé à une conférence de l’AfD, celle-ci a dû se tenir clandestinement dans une auberge isolée sous protection de la mafia balkanique. Il a fallu garer les automobiles à cinq cents mètres du lieu de la réunion pour qu’elles ne soient pas transformées en tas de ferraille. Et bien sûr, l’invitation n’a pu être envoyée que de manière confidentielle et aux seuls membres de l’association.

Mais pourquoi toutes ces mesures de précaution ?

Parce que désormais, les bandes de casseurs subventionnées du mouvement Antifa font en sorte que personne ne puisse se rassembler dans le domaine public, à moins de brandir l’Internationale en levant le poing gauche. Cela fonctionne ainsi : dès qu’un rassemblement est annoncé, tous les participants potentiels sont arrosés préventivement d’un flot de d’insultes destiné à les dissuader de s’y rendre. Si ce n’est pas suffisant, on brandit la menace de contre-manifestations violentes, ce qui contraint la police à interdire le rassemblement pacifique, sous prétexte de ne pas être en mesure d‘assurer la sécurité des participants.

O tempora o mores!

C’est ainsi que la Novlangue de George Orwell est en train de devenir réalité :

Dans son roman 1984, on peut lire que La guerre, c’est la paix, et La liberté, c’est l’esclavage.

Dans l’Europe d’aujourd’hui, cela devient :

Le fascisme de gauche, c’est de l’antifascisme.

Ou bien : La violence de gauche, c’est de la pédagogie appliquée.

Il existe aussi de nombreuses autres variétés de ce type de perversion ling uistique, comme : _Pour remettre les idées en place, rien ne vaut les poings de gauche sur les mentons de droite.

Ou : La liberté d’expression, c’est de l’extrémisme de droite !

Ou encore : Il est courageux de se taire et lâche de parler.

Voilà qui transforme la lâcheté en courage !

Impossible de s’y retrouver, dans toutes ces salades !

Chers auditeurs de l’extrême-démocratie, tout cela existait déjà dans les années 30. À la différence que les fascistes d’aujourd’hui se nomment paradoxalement Antifa. C’est comme si les sections d’assaut d’Hitler, les fameuses « chemises brunes », s’étaient fait passer pour de braves scouts dotés de l’esprit jovial du hamster.

Les gentils Antifa pensent comme des fascistes, agissent comme des fascistes, haïssent à la manière des fascistes et se considèrent pourtant comme des antifascistes. Ne pouvant pas se combattre eux-mêmes, ce qu’exigerait la logique la plus élémentaire, ils se sont construit un ennemi issu de leurs phantasmes contre lequel ils agissent avec une brutalité extrême. Tous ceux qui osent encore parler de valeurs, d’identité, de responsabilité, de noblesse d’esprit, d’honneur, de fidélité et de patriotisme doivent être réduits au silence. Et s’il faut pour cela leur infliger quelques bosses, ce n’est pas si grave, puisqu’il est salutaire de cabosser ceux qui refusent de changer d’opinion.

Voyez comment la violence peut être « cool », lorsqu’on l’utilise au nom du Bien !

Il y a toutefois encore d’autres dérives aberrantes à relever :

En France, l’essayiste et écrivain Eric Zemmour a été condamné par un tribunal parce qu’il critiquait la prolifération de ghettos ethniques et sociaux dans les banlieues, préconisait la priorité nationale et affirmait que la majorité des dealers en France étaient des Africains ou des Arabes, ce qu’il pouvait démontrer sur la base de chiffres officiels.

Conclusion : Dire la vérité est désormais pénal.

La vérité est coupable d’être ce qu’elle est.

Seul le mensonge est absous puisque lui, au moins, est utile à l’instauration d’un totalitarisme insidieux et sans visage.

Je ne peux de toute façon que confirmer, sur la base des statistiques de mon canton d’origine, où je fonctionne entre autres comme ministre de la sécurité publique, que dans mes prisons se tiennent plus de 70% de criminels importés ne disposant pas du passeport suisse ! Dans deux cantons voisins, ce pourcentage dépasse même les 80%.

Si l’on réalise que le coût le plus modeste d’une journée de prison est d’environ 300 Francs et qu’il peut monter, en cas de mesures complémentaires, jusqu’à 1500 Francs par jour, on comprend que les citoyens croulant sous le poids des impôts ne peuvent que souhaiter ardemment l’expulsion des criminels récidivistes vers leur pays d’origine.

Et pourtant, presque personne n’ose plus proclamer ouvertement son mécontentement, depuis que les dirigeants et les médias de l’Union européenne, aux ordres de l’OTAN, répriment les derniers esprits libres par l’opprobre public et les tribunaux.

Le sort de personnalités comme Julian Assange et Edward Snowden est révélateur de cette évolution. Quand les intérêts majeurs du lobby américain de l’armement sont en jeu, on ne plaisante plus. Celui qui s’écarte de la ligne officielle est qualifié de traître et risque d’être condamné à la prison à vie. Or, Snowden est-il un mauvais Américain et un traître, parce qu’il a révélé à quel point son pays est devenu l’otage d’une mafia sans scrupules qui répand la mort et la ruine non seulement partout dans le monde, mais également en Amérique ?

Il suffit de considérer la paupérisation croissante de couches sociales toujours plus nombreuses aux États-Unis même, à la violence qui y règne et au fait que plus de prisonniers végètent actuellement dans les prisons de ce pays que du temps du Goulag en Union soviétique pour s’en convaincre !

Et c’est ce modèle inhumain, ce système schizophrène, que nous autres Européens devrions adopter servilement, sans opposer la moindre résistance ?

Nous faut-il, en bons laquais du lobby des armes américain, continuer d’accepter la mise sous coupe réglée de nos banques et la déstabilisation de notre société par l’invasion massive venant du sud organisée sciemment par les satrapes de l’OTAN ?

Devons-nous fermer les yeux sur la façon dont nos traditions sont systématiquement bafouées, nos institutions sociales pillées et notre sécurité est sacrifiée ?

Je réponds avec force et conviction qu’il est temps de réagir.

Qu’il faut stopper ce cercle vicieux de la décadence.

Et je suis prêt à en payer le prix, bien que la vérité n’ait pas de prix, en tout cas pas d’autre prix que toutes les brimades que j’ai dû subir durant de nombreuses années, comme l’incendie criminel de ma maison, les pires injures et diffamations, les crachats au visage et le harcèlement moral continuel.

Même en Suisse.

Où l’on peut pourtant devenir ministre, si l’on est capable de résister aux pressions.

Or, si une telle chose est possible, c’est parce qu’en Suisse, c’est le peuple qui élit les membres des gouvernements cantonaux et qu’il élit parfois, de manière surprenante, un énergumène qui ose encore dire ce qu’il pense et se permet de dénoncer les mensonges de certaines élites dévoyées.

La masse silencieuse le soutient, cet énergumène, parce qu’il exprime ouvertement ce que le simple citoyen n’ose même plus penser de peur de penser trop fort, ou alors seulement sous la couette, comme s’il écoutait radio Londres du temps d’Hitler.

La vérité, c’est que l’Union européenne est une construction de l’esprit, une concrétisation du Gestell de Heidegger, un dispositif bureaucratique et centralisateur qui malgré ses directives et ses interdictions, son pharisianisme, son éloignement de la réalité et ses préjugés idéologiques, ne rend en aucun cas ses citoyens meilleurs, comme la plupart des médias le prétendent. Au contraire, ce système a pour but de les déshumaniser et d’en faire des sujets dociles d’un brave new world dans lequel ils se dissolvent collectivement en tant qu’individus.

Tous ceux qui ne veulent pas prendre connaissance de cette réalité préfèrent se laisser séduire par une belle et trompeuse façade plutôt que de plonger courageusement dans le fameux terrier du lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Ils se contentent du petit écran dans leur salon au lieu de jouer le rôle principal dans leur vie.

D’ailleurs, en ce qui concerne la vérité, la chose n’est pas si simple.

Les gens aiment répéter qu’ils sont pour la vérité, mais bien peu la supportent.

D’où la réceptivité des gens pour des informations mensongères bien présentées.

Il ne faut donc pas s’étonner que Trump trompette des choses qu’il ne pense pas vraiment et qu’Hillary taise prudemment ce qui pourrait en dire long et remplir bien des volumes.

Il s’agit en effet uniquement de cultiver l’apparence, de produire du spectacle et d’agiter les paillettes scintillantes d’un déguisement trompeur, jusqu’à ce que la vérité soit broyée par ce moulin de superficialité jusqu’à n’être plus que poussière.

En ce qui concerne Hollande, on ne sait pas s’il lui arrive de raisonner, car personne n’est en mesure de changer d’avis aussi rapidement sans remettre en question la pensée elle-même. Prétendre simultanément que Poutine est un dangereux criminel qui devrait être traduit devant un tribunal international et un partenaire avec lequel il faut absolument traiter requiert un cerveau particulièrement entraîné à pousser le paradoxe jusqu’à l’absurde.

Mesdames et Messieurs, plusieurs siècles avant notre ère, une étincelle libératrice traversa le ciel de la Grèce. Socrate était son messager et le logos son nom. Cette étincelle engendra une première expérience démocratique et ouvrit la porte à une libération totale de la conscience universelle.

Plus tard s’y joignit le verbe qui s’est fait chair.

Les deux, ensemble, donnèrent naissance à l’extraordinaire aventure civilisatrice dont nous sommes les héritiers.

Je concède volontiers que de graves fautes ont été commises au cours de la longue histoire de l’Europe, qu’il y a eu de tout temps des guerres, des génocides et des débâcles financiers.

Pourtant cette étincelle ne s’éteignit jamais.

Ni sur la Somme, ni à Verdun, ni à Stalingrad ou à Auschwitz et pas non plus dans l’enfer de Dresde, à Katyn ou dans le ventre du Wilhelm Gustloff.

Les incendies et les raz-de-marée occasionnés par l’homme s’en vinrent et repartirent, mais l’étincelle continua de danser sur les eaux et dans le ciel occidental, malgré les terribles égarements humains.

Elle forgea en même temps notre volonté prométhéenne de prendre en main notre propre destin et d’instituer, en notre qualité de dieux douloureux et contaminés, comme l’écrit si bien le poète Gottfried Benn, une toute nouvelle conception de la vie en commun.

Dans la Grèce antique, cette étincelle ne jaillit pas seulement dans l’esprit de Socrate, mais également chez Sophocle.

Elle se révèle à nous dans la furieuse querelle entre Antigone et Créon, cette homérique confrontation entre la démesure, l’hybris du demi-dieu Créon et les lois tacites immémoriales d’Antigone auxquelles nous devons notre humanité.

Cette étincelle ne fut toutefois jamais aussi menacée d’extinction que depuis qu’une séparation eut lieu et qu’à l’Ouest, de l’autre côté de l’Atlantique, un nouveau monde, une société nouvelle apparut. Un monde à part, pubertaire, juvénile, dynamique et brutal, dans lequel l’hybris de Créon est seule à mener le jeu : les États-Unis d’Amérique.

Certes, ce nouveau monde délivra l’ « ancien monde » des nationaux-socialistes, cette prétendue race supérieure dont l’hybris et l’arrogance dépassaient tout.

Mais si l’Amérique fit tomber ce régime totalitaire, c’était principalement comme un dieu vengeur qui ne peut tolérer aucun autre dieu à côté lui.

C’est pour cette raison que le nouveau monde devint avec le temps ce qu’il avait combattu avec raison, un maître du monde brutal, un bourreau que la grande prostituée de Babylone emportera dans son Apocalypse.

Du temps de la guerre froide, on pouvait encore comprendre que l’on en vienne à la guerre de Corée ou du Vietnam et à la crise de Cuba, car il s’agissait de combattre le totalitarisme inhumain du bloc communiste afin de libérer des peuples opprimés.

Mais après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme, alors que la paix devait sourire à l’humanité, de nombreux foyers d’incendie comme la guerre de Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Yémen et l’Ukraine s’embrasèrent.

Les États-Unis d’Amérique, devenus depuis la fin de l’empire britannique la plus grande puissance mondiale, aspirèrent alors à la domination du monde qu’avaient tant recherchée les Nazis.

La loi du plus fort fut appliquée sans ménagement par les Anglo-Saxons et elle l’est encore à ce jour. L’élite américaine, contaminée par le matérialisme le plus féroce, n’a ni time ni money pour se plier aux lois immémoriales d’Antigone et de Goethe.

« Fuck the EU » déclara Victoria Noland en relation avec la crise ukrainienne.

Cette façon de s’exprimer est tout un programme et révèle assez bien comment les USA conçoivent leurs relations avec leur _dearest partner.

Même la Suisse souffre depuis les années nonante du siècle dernier du désir de puissance des Anglo-Saxons, qui se sont donnés pour objectif la destruction de la place financière helvétique sous le prétexte du blanchiment de l’argent sale, bien que la Suisse dispose des lois les plus sévères contre cette pratique. Pendant ce temps, au Delaware, au Nevada, à Jersey et à Guernesey, les tumblers des blanchisseries débarrassent des milliards de billets de banque de leurs taches de sang en les aspergeant à profusion de l’eau bénite de la _political correctness.

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les États-Unis d’Amérique arrosent de nombreux pays de leurs bombes, exécutent des milliers d’adversaires à l’aide de leurs drones, à la manière de vulgaires tueurs à gages, sans se salir les mains et sans risques, espionnent leurs prétendus alliés et les font chanter, fabriquent des monstres comme Al-Qaïda et l’État islamique, qu’ils noient ensuite dans le sang et mettent au pouvoir des islamistes comme en Égypte, pour les renverser à nouveau dès qu’ils tentent d’échapper à leur contrôle. Ils prétendent être les gendarmes du monde et ne font pourtant que créer le chaos, car leurs actes ne sont pas destinés à rendre service à l’humanité mais à la réduire en esclavage.

Que les pays européens soient partie prenante de cette politique ignominieuse dans le cadre de l’OTAN prouve la décadence morale affectant la vieille Europe.

Voilà comment l’étincelle de la démocratie est menacée d’extinction dans nos cœurs.

Souvenez-vous des phrases mémorables de Nietzsche dans son texte L’homme fou.

_Où nous emporte notre course ? Loin de tous les soleils ? Ne nous abîmons-nous pas dans une course permanente ? Et ce en arrière, de côté, en avant, de tous les côtés ? Est-il encore un haut et un bas ? N’errons-nous pas comme à travers un néant infini ? L’espace vide ne répand-il pas son souffle sur nous ? Ne s’est-il pas mis à faire plus froid ?

La nuit ne vient-elle pas continuellement, et toujours plus de nuit ?

Et où tombe cette nuit-là, si ce n’est en nous-mêmes, dans nos cœurs, lorsque nous croyons être la mesure de toute chose ?

C’est pourquoi nous tuons et mentons, c’est pourquoi nous nous taisons sur commande. Et c’est toujours l’hybris qui est responsable de ces comportements.

Là où la puissance et l’argent sont une fin en soi, la forme détruit le fond pour prendre sa place.

Les comédies électorales qui se jouent aux États-Unis et en France ne sont rien d’autre qu’un simulacre de démocratie, qui remplace les jeux de la Rome antique et aboutit, selon Friedrich Dürrenmatt, au pire des résultats en basculant dans le grotesque.

À la fin, c’est le fou du roi qui devient monarque. Ou bien la putain de Babylone qui devient reine, ce qui est encore plus dévastateur.

Dans un tel monde, on ne tolère plus d’autres valeurs que celles des montants figurant sur les billets de banque et dans les bilans des sociétés. L’adoration du dieu Mammon s’érige en absolu.

Malheur à qui rate le train de l’argent facile. Il est réduit à rien. Les laquais dociles, en revanche, sont dûment récompensés.

Pour preuve, on se rappellera que de plus en plus de politiciens à la carrière fulgurante ont travaillé auparavant chez Goldman Sachs.

Cher public, à quoi notre société doit-elle d’être si malade ?

À la complicité des médias !

À la servilité de politiciens corrompus courbant l’échine!

À la lâcheté des associations de toutes sortes, des élites et des églises !

La vieille Europe génère en son sein les ennemis qu’elle croit voir s’approcher de l’extérieur !

Si l’islamisme se répand en force chez nous, c’est parce que nous sommes devenus faibles. Parce qu’à la grossière violence des intégristes d’une part et la lente, mais continuelle islamisation par les fondamentalistes d’autre part, nous n’avons plus rien d’autre à opposer qu’un grand vide spirituel.

Ce vide spirituel invite la barbarie à venir occuper le néant que nous avons créé, car la nature a horreur du vide et se dépêche de le combler par ce qui produit la plus grande pression : la densité féroce du dogmatisme !

Par indifférence et par paresse, nous avons détruit nos frontières, nos identités nationales et notre solidarité, pour les remplacer par toujours plus de confrontations internes et un chaos grandissant.

Mille déserts vides et froids, selon l’expression de Nietzsche, ne constituent pourtant pas un espace de liberté, mais une immense prison, dans laquelle seuls les plus forts ont une chance de survie.

Et nous en sommes nous-mêmes coupables, personne d’autre.

Tandis que nous courons aveuglément après nos bonnes résolutions et nos intentions louables, l’islamisme impose brutalement sa feuille de route, parce qu’il a un but et qu’il s’apprête à tout soumettre à ce but. Autant vous que moi. Et nos valeurs. Et nos droits.

Oui, chers auditeurs, l’étincelle première de la civilisation n’a jamais été aussi menacée qu’aujourd’hui.

Nous pouvons jouer ici les Cassandre tant que nous voulons, nous avons beau mettre en garde notre civilisation contre le cheval de Troie, l’Europe tombera si nous ne nous prenons pas en main, si nous ne commençons pas par ce que personne ne peut faire à notre place : balayer devant notre propre portes !

Deux matérialismes sont en passe de prendre en tenaille la civilisation helléno-chrétienne et son étincelle de lumière.

Deux barbaries. Deux processus de déshumanisation.

L’abolition de l’homme annoncée par C.S. Lewis poursuit inexorablement sa marche, tandis que nous restons paralysés comme la souris devant le serpent.

Il suffirait pourtant que l’étincelle cachée sous la cendre soit ravivée pour que nous reprenions vie et courage.

Cette étincelle luit encore actuellement dans le pays d’où je viens, la Suisse.

Elle est certes menacée par la lâcheté et la soumission sévissant parmi certaines élites, mais elle a jusqu’à présent survécu, parce que les citoyens suisses ont su éviter, depuis toujours, les concentrations de pouvoir et le risque de perversion de la gouvernance qu’elles représentent.

Ils se sont inspirés du cycle des saisons et des mécanismes régissant la nature et ont créé un système politique qui se régénère lui-même en compensant presque toujours harmonieusement les déséquilibres.

Ce système permet d’imposer à l’hybris des élites au pouvoir des limites qu’elles ne sont pas en mesure de se fixer elles-mêmes.

En Suisse, le Dharma du Bouddha est devenu réalité d’une manière très particulière. Les lois tacites d’Antigone y sont elles aussi devenues réalité.

Au lieu de construire un système basé sur une succession de confrontations, on a misé en Suisse sur la participation de toutes les forces politiques à la gouvernance, sur la collaboration et sur la collégialité. Il y fut ajouté, en plus du fédéralisme et de l’habituelle séparation horizontale du pouvoir, une stricte séparation verticale. Ces deux barres qui se croisent représentent ni plus ni moins que la croix Suisse. Quant au rôle d’arbitre suprême et de souverain qui a toujours le dernier mot, le peuple se l’est réservé grâce à la démocratie directe.

La paix sociale est ainsi garantie en Suisse, car les citoyens, appelés à participer aux prises de décision s’identifient entièrement à l’appareil de l’État, dont ils constituent les piliers. Les députés de notre parlement de milice restent proches de leurs concitoyens, de même que les soldats de notre armée de milice s’engagent personnellement pour la sécurité de notre pays.

Être élu, servir et s’en aller, voilà la quintessence d’une carrière politique en Suisse.

Les citoyens helvétiques ne sont pas meilleurs ou plus intelligents que ceux d’autres pays, mais ils ont su compenser leurs propres faiblesses par des règles qu’ils ont définies eux-mêmes. Ils ont aussi su refréner leur soif de pouvoir et construire une organisation collective fixant des devoirs à chaque citoyen, tout en lui accordant des droits étendus, sans que l’individualité de chacun soit brimée ou devienne écrasante pour les autres.

Revenons rapidement sur le différend entre Antigone et Créon et sur la dépouille de Polynice, le frère d’Antigone, pourrissant sous les murailles de Thèbes. Créon, en son orgueil démesuré, aimerait voir ce cadavre se décomposer et être dévoré par les chacals. Antigone, de son côté, se référant aux lois immuables du Dieu Zeus qu’elle porte en elle, veut à tout prix inhumer le cadavre de son frère.

C’est sur ce cadavre, qui sera suivi plus tard par celui du Crucifié, que s’est bâtie notre civilisation et en particulier la démocratie suisse.

Comment, allez-vous vous exclamer, notre civilisation serait construite sur deux cadavres ?

Pas sur les cadavres eux-mêmes, mais sur leur INHUMATION.

Car l’inhumation des morts implique le pardon et le renouveau.

Aussi longtemps que le cadavre de Polynice se décompose au soleil, la pourriture subsiste dans le cœur des vivants et de la société. Le principe de mort émanant du cadavre se répand aussi sur le monde des vivants. C’est à cause de cela que meurent Hémon, le fils de Créon, et Antigone à la fin de la tragédie de Sophocle.

L’inhumation des morts, particulièrement la mise au tombeau du Rédempteur, signifie également une ouverture sur l’éternité. Sans le Vendredi Saint, pas de Pâques. Sans inhumation, pas de renouveau ici-bas ni de vie éternelle dans l’au-delà.

Or, si le modèle suisse représente un remède pour notre civilisation à la dérive, c’est précisément parce qu’en Suisse on ne traîne pas indéfiniment les cadavres avec soi, mais qu’on les enterre immédiatement, afin de ne pas causer de nouvelles souffrances.

La Suisse est le modèle de référence de l’_Ars vivendi_, de l’art de vivre.

L’Islam par contre est un Ars moriendi.

On y tue et on y périt sans cesse de mort brutale parce que les crimes d’honneur et la vendetta sont des éléments constitutifs de sa vision du monde.

Voilà pourquoi le monde islamique ne trouve jamais de repos, voilà pourquoi il y aura toujours des attentats suicides dont les victimes sont en grande majorité les musulmans eux-mêmes.

Pour ce qui concerne notre propre monde prétendument moderne, c’est-à-dire athée et matérialiste, la situation n’est guère plus reluisante. Il y est seulement de plus en plus difficile de constater une différence entre la vie et la mort dès lors que les morts vivants sont en train de prendre le dessus.

Il y aurait pourtant une troisième voie entre le nihilisme occidental grandissant qui relativise toutes les valeurs et le dogmatisme étroit des islamistes.

Paradoxalement, c’est la Russie d’aujourd’hui qui semble nous montrer le chemin, elle qui ne fait pas seulement contrepoids aux USA parce qu’elle représente une grande puissance concurrente, mais parce que sa démarche sociétale est de plus en plus en accord avec le Dharma et qu’elle oppose l’humilité du monde orthodoxe à l’hybris des Anglo-Saxons. La Russie se défend actuellement avec passablement de succès contre la politique d’expansion destructrice de l’hybris américaine. Si elle devait être vaincue, cela sonnerait le glas de notre civilisation.

Une civilisation qui nous a appris à transcender nos instincts bestiaux et à nous élever au-dessus de nous-mêmes.

Une civilisation qui a fourni des réalisations remarquables aussi bien dans le domaine technique que dans le domaine artistique.

Songeons aux trois tentations du Christ dans le désert, lorsque le Diable l’enlève et le transporte sur une montagne : la tentation économique (transformer les pierres en pains), la tentation technologique (sauter dans le vide et être sauvé par des anges) et la tentation politique (se prosterner devant le Diable pour devenir maître du monde).

Le Christ résiste à toutes les trois, car son pouvoir est autre. Devant lui, les plus belles fleurs rhétoriques du démon se fanent.

Or, ces trois tentations sont précisément les hérésies auxquelles la société européenne moderne a succombé.

Notre croyance en la toute-puissance de l’économie et de la technologie, en combinaison avec notre soumission à une concentration de pouvoir se suffisant à lui-même nous mène vers l’esclavage et la déshumanisation. Ce qui nous attend, c’est une existence passive au service de demi-dieux autoproclamés qui, à mesure qu’ils croient soumettre la nature, deviennent ses esclaves, comme C.S. Lewis l’a très justement décrit dans son essai The abolition of man.

La liberté que nous apporte le Christ est toute autre. Elle ne connaît pas de frontières et ne pose pas de conditions. Elle est créatrice d’harmonie et se fonde respectueusement sur les enseignements de la nature. Elle ne fleurit nulle part ailleurs que dans le cœur aimant des hommes.

À force d’être éculés par un usage inapproprié, les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité s’avèrent eux aussi incapables de se substituer à un cœur aimant sans réserve.

En effet, la liberté sans amour du prochain dénature la fraternité par l’individualisme et le matérialisme et corrompt l’égalité par l’envie et la jalousie.

Pour que notre humanité ne soit pas prise en tenailles entre deux extrêmes, deux matérialismes, nous devons revenir à nos valeurs essentielles et combler le vide qui s’est formé dans nos cœurs.

Thucydide, lui aussi un penseur de la Grèce antique, nous fait savoir par-delà les siècles que la force d’une cité ne réside ni dans ses murs ni dans ses navires de guerre, mais dans le caractère de ses habitants. Or, ce n’est pas faire preuve de caractère que de vouloir plaire à tout le monde, de s’incliner devant les puissants et d’accepter que n’importe quel comportement déviant puisse devenir la norme.

Avoir du caractère, c’est résister à la superficialité, à la facilité et à la vulgarité.

C’est ne pas se considérer comme des dieux, simplement parce que nous avons fait tomber le Dieu de nos pères de son socle.

C’est devenir des êtres humains à part entière.

Or, qu’est-ce qui nous aidera à retrouver cette voie vertueuse ?

Ce sont les lois tacites immémoriales en nous, c’est Zeus en nous !

C’est l’étincelle d’éternité cachée au plus profond de notre âme et qui pourtant la dépasse infiniment.

Seule cette étincelle divine nous rend vraiment libres, parce qu’elle échappe à tout contrôle et qu’elle ne dépend ni du temps ni de l’espace.

Au lieu de chercher à dominer la nature, il vaut bien mieux la considérer comme un partenaire, comme le giron fertile dont nous sommes issus et qui reflète notre identité depuis que nous sommes sur cette terre.

Nous devons renoncer à tout vouloir réaliser, simplement parce que c’est techniquement possible, mais nous imposer nous-même des limites.

Il est techniquement possible de faire exploser cette planète et si nous ne l’avons pas fait jusqu’à présent, c’est que nous nous sommes rendus compte des conséquences suicidaires d’un tel acte. Mais qui aura le pouvoir, demain, d’appuyer sur le bouton rouge ? Un fou ? Un inconscient ? Un clown ?

Tout est malheureusement possible, dans un monde où l’apparence se substitue aux faits réels, le discours à la réalité.

Nous jouons sans cesse aux apprentis sorciers, soit parce que nous ne nous sentons pas personnellement concernés, soit parce que nous sommes trop lâches et trop paresseux pour réagir.

Pour éviter que l’horreur sans fin aboutisse à une fin dans l’horreur, nous n’avons pas besoin de nous réinventer en tant qu’êtres humains, il suffit que nous redevenions nous-mêmes.

Pour cela, nous devons retourner à nos racines, à nos traditions et à nos valeurs.

L’école doit de nouveau enseigner aux enfants le sens de l’histoire.

Et cela n’est possible que si nous leur transmettons les instruments intellectuels qui leur permettront de bien comprendre les événements historiques.

Il faut leur réapprendre à maîtriser les richesses et les subtilités de leur langue, afin qu’ils disposent d’un instrument efficace pour exercer leur sens critique.

Une bonne maîtrise du verbe ne résout pas tous les problèmes existentiels, mais elle fait de nous des êtres humains.

N’oubliez pas : au commencement était le verbe et il s’est fait chair dans chacun d’entre nous par la grâce d’une étincelle qui ne s’éteint jamais.

Où l’on ne prend pas soin du verbe, la chair vive reprend le dessus et les bourreaux de l’humanité recommencent à aiguiser leurs couteaux.

C’est pour empêcher cela que je suis venu ici et que je ne puis faire autrement, selon les paroles de Luther devant l’église de Wittenberg.

Chers auditeurs, permettez-moi, pour conclure mes propos, de formuler quelques thèses fondamentales :

  1. L’avenir de l’Europe réside dans l’Europe même et non pas dans la soumission à l’empire américain.
  2. La richesse de l’Europe se trouve dans sa diversité. Or, la diversité offre un choix et ce choix représente la liberté.
  3. Une Europe des nations sur la base du modèle suisse est par conséquent la seule solution possible pour sortir de l’impasse actuelle. Le centralisme, le nivellement par le bas et le refus identitaire ont montré leurs limites. Ils doivent faire place à un sentiment de fierté retrouvé d’entités à dimension humaine qui coopèrent entre elles et se sont développées historiquement, c’est-à-dire les états nation.
  4. L’avenir de l’Europe réside dans la coopération avec la Russie et non dans la confrontation avec le monde orthodoxe, dont les valeurs sont en conformité avec les nôtres, parce qu’elles s’abreuvent aux mêmes sources.
  5. L’actuel comportement élitaire des fonctionnaires au pouvoir doit faire place à des mécanismes démocratiques permettant aux peuples de participer aux décisions qui déterminent leur destin avant qu’il ne soit trop tard.
  6. La liberté de réunion et d’expression doit être rétablie.
  7. La culture, l’histoire et les valeurs de notre civilisation occidentale doivent de nouveau être enseignées et respectées, afin que l’Europe retrouve son âme et ne tombe pas de plus en plus bas jusqu’à devenir le parking du supermarché mondialisé.

Cher public, ces sept thèses ne sont ni révolutionnaires, ni tombées du ciel.

Elles constituent tout simplement un retour aux valeurs intrinsèques de notre civilisation plurimillénaire.

Elles nous montrent la voie vers un avenir empreint de dignité.

Vive la liberté !

Oskar Freysinger

Que signifie pour nous la victoire de Trump?

Victoire de Trump

Il est difficile, vu de chez nous, de dire du bien de Donald Trump. Il nous apparaît grossier, vulgaire, et on ne peut en tout cas pas cautionner ses propos sur les femmes. Cependant, il y a un phénomène Trump qui se situe au-delà du citoyen Donald.

Comme l’a fait observer Markus Somm, de la Basler Zeitung, il y a plusieurs perdants dans les élections U. S. qui viennent de se terminer, et ils ne sont même pas tous aux Etats-Unis.

Il y a bien entendu le camp Clinton et toute cette frange du Parti démocrate que l’odeur rance des conflits d’intérêts, de l’argent saoudien et des divers trafics d’influence ne dérange pas.

Il y a, bien entendu, les 96% de médias américains qui ont tablé sur la victoire de Hillary et traité le 45e président comme un âne bâté et un demeuré.

Mais il y a aussi une catégorie de perdants qui nous concernent directement. Ce sont nos médias «à nous», qui se sont engagés dans le militantisme pro-Clinton avec une passion identique à celle de leurs collègues d’outre-Atlantique.

Pourquoi tant de parti pris? Sommes-nous le 52e Etat des States? L’ensemble de nos médias — y compris le service public payé par nos impôts — fait-il partie de l’équipe de campagne de la Fondation Clinton?

Le mystère reste entier! Quoi qu’il en soit, l’ensemble des médias du monde occidental se sont totalement discrédités. Selon une étude, 96% d’entre eux se sont rangés plus ou moins ouvertement dans le camp d’Hillary. Et les fausses «repentances» de ces derniers jours n’auront trompé personne. D’autant qu’elles auront servi, au passage, à rajouter une couche contre le président et ses «clones» ou partisans chez nous, en Europe.

La deuxième grande victime de cette élection est l’édifice idéologique du «politiquement correct». De même que la pensée marxiste régnait, il y a 30 ans, dans nos universités, nos rédactions et les écoles grâce à la puissance géopolitique et impériale de l’URSS, de même l’idéologie globaliste-politiquement correcte-LGBT s’adossait à sa «centrale» globale d’Outre-Atlantique. Il y a fort à parier, vu la nouvelle équipe dirigeante, que ce courant de pensée aura fort à faire à se maintenir dans ses fiefs américains et davantage encore chez nous. Car, avec cette élection, la bonde est ouverte. Ce qu’il était courant de penser, mais impensable d’exprimer, a désormais pignon sur rue.

Mais il n’y a évidemment pas que des victimes. Comme l’a fait observer le «Matin» du 15 novembre 2016, les idées qui ont conduit à la victoire Trump sont déjà largement répandues en Suisse, et même mises en application (sans que notre pays soit devenu un camp de concentration nazi!). Et elles le sont grâce à un seul parti, l’UDC. Le nouvel élan national, souverainiste et local-patriotique de la plus grande puissance du monde ne pourra que donner des ailes à notre parti.

Parallèlement à cela, et vu l’ampleur du «Tchernobyl médiatique» qu’aura constitué cette élection, il est évident que les médias dits «traditionnels», qui ont totalement failli à leur devoir d’information en cédant à leur penchant de moralisation, vont concéder de considérables parts de marché à l’«alter-information» de l’internet — conservatrice ou gauchiste, peu importe — qui a eu le mérite, pour une bonne part, de maintenir son équilibre mental ou, à tout le moins, de donner la voix au camp aujourd’hui victorieux… et qui était traité en pestiféré une minute encore avant le basculement du balancier électoral.

La première conséquence de cette élection pour nous qui ne sommes pas Américains, c’est sans doute une baisse de la tension internationale (entre USA et Russie) qui menaçait de déboucher en guerre mondiale. La deuxième, moins visible, mais plus durable, est la remise en question de l’ensemble du système d’information «officiel» — et du système de formation des acteurs de l’information — qui a abouti à une telle déformation de la réalité.

Les «alter-médias» ont de beaux jours devant eux. Et plus on entendra les dénigrer, plus on saura qu’ils ont tapé juste.

Armes : qui a besoin du psy ?

De l'inanité de la reprise automatique du droit européen en Suisse et de la tendance qu'ont les administrations à infantiliser le citoyen.

Emboîtant le pas à un « tour de vis » de la législation européenne, la Confédération s’apprête, selon la Basler Zeitung, à soumettre les détenteurs d’armes à des tests psychologiques. En dépit des exonérations prévues, paraît-il, pour certaines catégories d’utilisateurs, cette mesure frapperait une grande proportion des citoyens suisses.

Cette démarche monte à la fois l’absurdité d’une reprise automatique du droit européen et l’obséquiosité de nos élites gouvernantes à l’égard d’un mastodonte bureaucratique qui a perdu tout contact avec la réalité.

L’origine de cette aberration se situe dans une révision de la directive européenne sur les armes à feu décrétée par le Conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE adoptée « sur fond de lutte antiterroriste ». Il ne nous appartient pas à nous, Suisses, de commenter les décisions de nos voisins, même s’il est notoire que les armes du crime et de la terreur sont presque toujours des armes illégalement détenues. Mais il ne nous incombe pas non plus d’essuyer les plâtres de leur politique erratique.

Les premiers à devoir être suivis psychologiquement, en effet, sont ces ministres et chefs d’États membres de l’UE, comme la France, qui soutiennent des mouvements terroristes islamiques et contribuent à les armer. Les citoyens n’ayant pas leur mot à dire dans cette Union soi-disant démocratique, on leur fait porter le chapeau d’une politique criminelle dont les conséquences seront incommensurables. Cette nouvelle chicane fera rire les terroristes, mais laissera une entaille de plus dans les libertés civiques des Européens.

Qu’avons-nous, Suisses, à voir avec cela ? Notre destinée nationale est spécifique, faute de quoi nous serions déjà membres de cet empire qui nous cerne de toutes parts. Elle est liée à notre histoire, à nos traditions, à nos mentalités. Nous n’avons pas connu la dictature, notre seul conflit religieux fut bref et limité, nous ne nous inclinons pas devant les rois et les barons et nous n’avons pas non plus inventé la république totalitaire qui dévore ses propres enfants. Nous sommes des gens libres et souverains. Grâce à cette conscience ancrée au cœur de chaque Suisse, nous avons évité les tentations totalitaires qui ont défini le XXe siècle européen — et les terribles guerres qu’elles ont provoquées.

Chez nous, depuis des siècles, l’arme de guerre n’est pas un symbole de conquête ni de force virile, mais de défense de valeurs incontestables. La paix, l’équité, la souveraineté, le droit. La libre possession d’armes de sport, de chasse et de combat est l’une des marques distinctives de la citoyenneté suisse. Elle rappelle que le citoyen-soldat, le citoyen-législateur, est le véritable et unique porteur de la souveraineté helvétique. La criminalité liée à la détention légale d’armes est infime (environ 2 % des cas) et nous ne connaissons pas non plus le terrorisme sanglant qui frappe les pays de l’UE ayant trempé dans les conflits au Moyen-Orient.

Ayant tout cela en vue, on mesure l’iniquité et l’humiliation que représenterait la reprise, même partielle, d’une telle mesure chez nous.

Au-delà du cas particulier de la détention d’armes, le fait même qu’une telle scélératesse soit prise en considération témoigne d’une tendance plus profonde de l’administration. Dans l’UE, on ne cesse de vouloir rééduquer non seulement les détenteurs d’armes, mais même les électeurs qui votent « mal ». En Suisse, la manie de la psychiatrisation se manifeste jusque dans les systèmes éducatifs et la législation routière. J’ai ainsi connaissance du cas d’un homme qui, sous la loi Via sicura, s’est vu assigner 18 séances de psychologie sans aucun objet pour pouvoir récupérer son permis de conduire retiré pour… un excès de vitesse !

Afin d’établir son pouvoir autoritaire et échapper à tout contrôle démocratique, la classe technocratique et judiciaire s’emploie à déresponsabiliser le citoyen, le « psychiatriser », l’infantiliser, le ligoter dans les entraves administratives et lui faire perdre confiance en lui-même.

Il faut s’opposer à ces dérives bureaucratiques dont nous sommes les témoins. Non à cause du commerce des armes, mais à cause de la représentation dégradée de l’être humain qu’elles impliquent. Nous avons tous notre dignité d’êtres humains et de citoyens. La condition première de la démocratie consiste en la confiance accordée au citoyen. Une démocratie reposant sur des individus bridés, fliqués et « potentiellement dangereux » glisserait sans peine dans la dictature.

En tant que conseiller d’État en charge de la sécurité dans mon canton, je réprouve cette mesure et recommande sa non-application.

En tant que vice-président de l’UDC suisse, je m’en félicite. Par cette nouvelle ineptie, la Confédération a démontré elle-même l’inanité de la reprise automatique ou semi-automatique du droit européen. Et elle fournit des arguments de choix à l’affirmation constitutionnelle de la primauté du droit suisse sur le droit étranger.

Eric Felley se fait sauter avec sa propre bombe!

M. Eric Felley, dans Le Matin de ce jour, clame que l’Etat du Valais serait « pris en otage » par la nomination « bricolée » de Jean-Marie Cleusix au collège de St-Maurice. Il dénonce la « double erreur de casting » que représenterait le choix de cet homme au DFS, hier en tant que chef du service de l’enseignement, aujourd’hui en tant que professeur.

En somme, ce pauvre M. Cleusix serait un incompétent notoire, repéré comme tel de longue date, et qu’on ne pourrait que jeter à la rue! Pour enfoncer le clou, Eric Felley met en vedette l’opinion de René Constantin, le président du PLR valaisan.

Lorsqu’on manipule les gaz toxiques, M. Felley, il vaut mieux s’assurer d’abord de la direction du vent. Inviter le PLR à faire le procès de Jean-Marie Cleusix est pour le moins hasardeux.

Pour rappel : j’ai « hérité » de M. Cleusix en 2013 comme secrétaire général de mon département. Membre du PLR, il avait été nommé à ce poste de haute responsabilité par mon prédécesseur (PLR lui aussi) Claude Roch, à la va-vite, via une procédure interne avec un candidat unique. Si je l’avais limogé alors, j’entends d’ici les hurlements de M. Felley et de ses amis radicaux : « Freysinger entame la purge politique du DFS! »

Le déplacement de M. Cleusix à la tête du Service de l’enseignement, en revanche, a fait l’objet d’une procédure régulière et ouverte où il a, bêtement, recueilli la meilleure note.

Les « erreurs de casting », s’il y en a, sont antérieures à mon arrivée au conseil d’Etat. Mais à l’époque, ni M. Felley, ni la plupart de ses collègues journalistes ne trouvaient rien à redire à la cooptation et au copinage politique.