Blog

Nice (poème)

Il s’est taillé un boulevard

Dans la chair vive de la fête,

C’était sa piste de départ

Vers son grand Dieu et son prophète.

 

Franchissant toutes les barrières

À l’appel mortel de sa loi

Il a déroulé sa prière

Comme un tapis pesant et froid.

 

C’était un tapis de mensonges

Tissé de songes démembrés,

C’était un dernier coup d’éponge

Pour effacer sa vie ratée.

 

Porté par l’espérance niaise

D’avoir vécu grâce à la mort,

Ce fou a filé à l’anglaise

En comptant les trous de son corps.

 

Les vierges au paradis d’Allah

L’ont frustré de tous ses espoirs

Niquer avec une passoire

Ça ne les intéressait pas !